Le retrait d’Israël de l’UNESCO

Le 14 Octobre dernier Israël a annoncé par le biais d’une lettre, du président de la commission Israélienne de L’UNESCO Naftali Bennett, adressé à la directrice générale de l’UNESCO Irina Bokova, interrompre sa collaboration avec cette institution le lendemain du vote visant à reconnaître la primauté de la présence Palestinienne et donc à exclure totalement le lien sacré que les juifs revendiquent au Mont du Temple. Ce à quoi le représentant d’Israël à l’UNESCO qui est également ministre de l’éducation a qualifié ce vote sur Jérusalem de « soutien immédiat au terrorisme islamique »

Ce vote de l’UNESCO n’est pas sans rappeler les nombreuses tensions qui subsistent entre Israéliens et Palestiniens au sujet de Jérusalem. Lieu saint à la fois pour le peuple juif et troisième lieu saint de l’Islam, Jérusalem est ensevelie sous des couches d’Histoire et d’influences religieuses.

Tout le problème que met en lumière ce vote est de déterminer qui est le plus lié à la ville de Jérusalem, qui doit en  avoir le contrôle.Israël déclara en 1980 au cours d’une session parlementaire  « Jérusalem capitale universelle et intemporelle d’Israël »

C’est là tout l’enjeu de l’affrontement entre Israël et la Palestine, le peuple juif revendique le contrôle total et entier de Jérusalem, et le justifie grâce aux fouilles archéologiques autour du Mont du Temple.

La mise a jour de ces vestiges archéologiques exprime plusieurs volontés de la part de l’Etat juif

  • Rendre accessible ce patrimoine historique aux touristes
  • Pouvoir retracer l’Histoire

C’est précisément dans ce sens que l’Etat juif oriente ces sites de fouilles, ils sont pour les instances politiques un moyen de justifier les récits de la bible Hébraïque comme seule  Histoire du peuple juif.

C’est en cela que la redécouverte d’un papyrus non religieux vieux de 2700 ans, ( ce dernier a pu être récupéré au cours du démantèlement de plusieurs réseaux de trafics d’antiquité )  le 26 Octobre 2016 quelques jours après le vote de l’UNESCO, démontre l’instrumentalisation de l’Histoire par les politiques Israéliennes pour la reconnaissance de Jérusalem comme la capitale d’Israël

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crédit photo Miriam Alster / FLASH90 source: http://www.tel-avivre.com

 

Miri Regev ministre de la culture et des sports   : «La découverte du papyrus sur lequel le nom de notre capitale Jérusalem est écrit est une preuve tangible de plus que Jérusalem a été et restera la capitale éternelle du peuple juif »

On peut donc se poser la question sur les prochaines actions d’Israël à propos de Jérusalem et de ses relations avec les différentes communautés religieuses présentes, qui comme on le sait sont lentement en train de partir soit  parce qu’elles y sont forcées à cause des fouilles archéologiques ou parce quelles sont exclues de la vie civile à Jérusalem.

En tout cas pour le moment tout ce que peut craindre le peuple juif soient de nouveaux affrontements autour de la répartition de la religiosité à Jérusalem .

 

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