Le Lac Tchad au Sahel

Le lac Tchad au Sahel

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Localisation du Lac Tchad, bordé du Niger, du Nigeria, du Tchad et du Cameroun. (C) fr.wikipedia.org

Le Bassin du Lac Tchad est un point stratégique. Qui détient le Lac, détient toute la région. Ce Lac qui fournit eau douce, nourriture à quelques trente millions de personnes est indispensable à la survie de la région. Ce Lac est bordé par quatre pays africains : le Tchad, le Niger, le Nigeria et le Cameroun.

Notons que pour des raisons environnementales, le lac couvre aujourd’hui moins de 10% de la surface qu’il couvrait avant 1963. En effet, sa superficie est passée de 25 000km² à 2 500km². Il est hautement menacé de disparition d’ici une trentaine d’années, si ce n’est moins. Ce lac, en s’asséchant a toutefois fait émerger quelques terres fertiles et cultivables. Ce qui n’est pas sans poser soucis aux pays qui soutiennent le projet de restauration de ce Lac. A l’encontre de ces instances, l’on trouve les populations locales qui ont su tirer avantage du repli du lac et qui s’opposent pour certaines à la restauration et aux transferts d’eau. Ces anciens pêcheurs se sont reconvertis dans l’agriculture afin de pouvoir continuer à subvenir à leurs besoins. Cette eau est également nécessaire à l’élevage du bétail. Ces individus se sont adaptés à la terre qui leur avait été attribuée, dans des conditions de vies difficiles.

La France s’est par ailleurs engagée à soutenir ces projets de transferts d’eau. L’idée du projet de Transaqua serait de passer par d’autres pays, les pays voisins notamment afin d’aller chercher l’eau dans les affluants du fleuve Congo. Pour cela, il faudra l’accord de la République Démocratique du Congo, puisque c’est directement dans son eau que l’on créerait ce transfert d’eau interbassins. Une commission a été mise en place pour participer à la gestion durable et équitable de ce lac. Il s’agit de la Commission du Bassin du Lac Tchad, créée en 1964 par les quatre pays riverains du Lac Tchad.

En plus d’un contexte écologique et économique très difficile, rappelons que le 3 juin dernier, Boko Haram a tué trente-deux personnes, membres des forces armées nigériennes et nigérianes. Le Niger et le Tchad veulent lancer une contre-offensive pour répondre aux massacres qui ont été perpétrés dans la ville de Bosso, non loin du Lac.

Ces attaques de Boko Haram, en plus d’être meurtrières et d’imposer un chaos considérable dans la région, forcent les populations à migrer. Pour l’attaque sur Bosso le 3 juin, ce sont près de 50 000 personnes qui ont été déplacées, selon le Haut Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR). Reste à savoir combien de temps Boko Haram restera dans cette région si importante en Afrique.

Camille BONNET

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