Un groupe d’islamiste attaque une base aérienne indienne.

Carte de Pathankot

Dans la nuit du vendredi 1er janvier au samedi 2 janvier 2016, une base aérienne indienne a été attaqué par quatre assaillants qui proviendraient du mouvement islamiste pakistanais « Jaish-e-Mohammed ».

Quatre hommes armés, dont on suspecte leur appartenance au groupe islamiste pakistanais « Jaish-e-Mohammed », ont attaqué la base aérienne de Pathankot, dans l’Etat du Pendjab (au nord-ouest de l’Inde). Vers trois heures du matin (heure locale), ce groupe d’hommes armés très lourdement et vêtu des uniformes des forces de sécurité indiennes ont réussi à infiltrer la base aérienne de Pathankot. L’attaque a durée environ 14 heures avant que les forces de sécurité indiennes ne viennent à bout des 4 assaillants et ne reprennent le contrôle de la base. Le bilan de cet assaut s’élève à sept morts, les quatre assaillants ont été abattus par les forces indiennes. Les trois autres victimes sont membres des forces de sécurité indiennes.

Cette base aérienne est un lieu stratégique pour l’armée indienne. Celle-ci abrite une dizaine d’avions de combat, de plus, elle est située à seulement cinquante kilomètres de la frontière avec le Pakistan. Selon un responsable de l’armée indienne qui a préféré taire son nom, « l’attaque vise à provoquer un maximum de dégâts matériels ».

Le ministre de l’intérieur indien, Rajnat Singh, a déclaré après l’attaque, « Nous voulons la paix mais si les terroristes mènent des attaques sur le sol indien nous, répondrons de manière appropriée ».

Une menace pour l’équilibre Pakistan-Iran.

D’après Sameer Patil, analyste du centre de recherches Gateway House, l’attaque qui est survenu samedi de l’autre côté de la frontière est très probablement en représailles à la visite du Premier ministre indien Narendra Modi au Pakistan, la semaine précédente. C’était la première visite d’un chef du gouvernement indien depuis 11 ans au Pakistan. D’après l’AFP, « on a déjà assez de preuves que les militants du Jaish-e-Mohammed et du Lashkar-e-Taiba veulent saboter le processus de paix ».

Après l’attaque de Bombay par les islamistes en 2008, causant la mort de 166 personnes, New Delhi avait décidé de suspendre toute discussion avec le Pakistan, car une enquête avait révélé que l’attaque avait été planifiée depuis le Pakistan. Les deux pays avaient relancé un processus de paix pour la région du cachemire depuis 2011, mais durant les deux dernières années, les tensions n’ont cessé de croître dans la région. Des bombardements transfrontaliers ont fait des dizaines de morts dans cette région depuis l’an dernier. Depuis la visite du Premier ministre indien la semaine dernière, l’Inde et le Pakistan ont décidé de lancer le dialogue. Des rencontres sont encore prévues entre les deux pays en janvier à Islamabad.

Arthur Belin.

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