L’annonce de Vienne: un tournant dans la crise syrienne

La réunion de Vienne a fini ses actions à l’accord de 17 États, les Nations Unis et l’Union Européenne sur neufs points qui forment les principes de la solution politique d en Syrie.

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AFP, Réunion de Vienne autour de la crise syrienne, le 22 octobre 2015

 De ces principes, il y a l’unité et l’indépendance de la Syrie, le maintien de son identité séculaire, sauvegarder les institutions d’État, la formation d’un nouveau gouvernement crédible, mettre une nouvelle constitution, faire de nouvelles élections et un déploiement d’un cesse-feu dans tout le pays sauf conte les groupes terroristes. Néanmoins, les participants à la conférence ont convenu à ne pas convenir sur les points controversés, notamment le destin d’Al Assad, et l’ajournement de ces discussions pour une autre étape. Pour la première fois, il y avait la participation des forces régionales et internationales désaccordés autour de la Syrie sur la même table, y compris l’Iran qui était toujours exclu de ces réunions concernant la Syrie ; et pour la première fois il y a une sorte d’accord politique vis-à-vis de la Syrie ; et pour la première fois encore, les syriens étaient exclus d’une telle réunion concernant leur pays…

Mais les plus importantes évolutions sur la scène internationale sont venues de l’extérieur de la réunion de Vienne :

  1. l’allusion de l’Iran à sa préférence d’une période transitoire de six mois, suivie d’élections pour déterminer le destin d’Al Assad, malgré la négation d’Émir Abd Al-Lahian, l’adjoint ministre iranien des affaires étrangères, de ces paroles. Alors que la négation iranienne peut-être nécessaire pour des raisons diplomatiques, mais l’approbation de l’Iran de déterminer une période transitoire est considérée comme une nouvelle attitude.
  2. La surprise de Moscou : l’adjoint ministre russe des affaires étrangères, Michael Bogdanov, a annoncé avant le début de la réunion que Moscou et Riad ont échangé des listes des personnalités de l’opposition syrienne qui peuvent participer dans les négociations avec le gouvernement syrien, y compris l’Armée Syrienne Libre et les Kurdes.

Le ministre français des affaires étrangères Laurent Fabius a dit :  « nous avons convenu de certains points, notamment le mécanisme transitoire, la conduite des élections, la manière de tous organiser et le rôle des Nations Unis » ; Serguï Lavrov, le ministre russe des affaires étrangères a affirmé « la présence d’un dénominateur commun avec lequel on peut combler les différences », et la haute représentante des affaires étrangères de l’Union Européenne, Federica Mogherini, a dit : « la réunion n’était pas facile mais elle était historique ».

Il est claire que les participants, notamment la Russie et les Etats-Unis, ont décidé de finir les affaires faciles puis les plus difficiles et finir à chaque fois un certain niveau des niveaux de solution, notamment concernant le destin d’Al Assad.

 

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