Israël : vers une troisième Intifada ?

Triste presse que celle qui touche Israël : mardi 13 octobre, c’est une nouvelle vague de violence qui s’est écrasée au cœur de Jérusalem. Au moins trois attaques y ont été perpétrées : attentats et cadavres s’amoncellent dans les rues de la ville, ravivant les pires souvenirs du conflit israélo-palestinien.

un spectre du passé

Depuis un mois, l’opposition palestinienne n’a cessé de prendre de l’ampleur. En deux semaines, les manifestations de violences se sont multipliées dans le cœur de la ville sainte : elles s’illustrent par des jets de pierres, de bouteilles enflammées et des attaques quotidiennes à l’arme blanche.

On l’appelle « l‘intifada des couteaux ».  Son visage est fait de sang, de cris et de larmes. Elle a un goût amer, qui nous est familier. Elle réveille dans les pensées le souvenir sanglant de soulèvements précédents: l’intifada de 1987 et celle de 2000. Déjà, la population palestinienne manifestait sa colère à l’égard du gouvernement israélien. En retour ? La réponse musclée de l’armée israélienne. Et des morts accumulés de chaque côté.

Au centre du conflit, des motifs religieux et politiques

Au cœur des tensions, se trouve l’esplanade des Mosquées, à Jérusalem. Là se trouve la mosquée Al Aqsa où viennent se recueillir les musulmans. Ce lieu, hautement considéré par les Juifs, ne leur est ouvert qu’à certaines heures. Mi-septembre, à l’occasion des fêtes du Nouvel An juif, des ultra-orthodoxes ont multipliés les entrées sur l’Esplanade. Pour les Palestiniens ? Une provocation de plus. Elle se solde par une explosion de violence, le 13 septembre dernier. Depuis ce jour, les affrontements se sont amplifiés, jusqu’à atteindre le point critique qu’on connait aujourd’hui. Vendredi 9 octobre, Ismaïl Haniyeh, chef du Hamas à Gaza, a appelé « à renforcer et accentuer l’intifada ».

Un an après l’opération « Bordure protectrice » menée par l’État Israélien, la menace d’une troisième intifada surgit de nouveau. Les tensions entre Israël et la Palestine semblent être à leur paroxysme. La cause ? L’absence de perspectives pour la jeunesse Palestinienne.

Jerusalem

Jérusalem, Israël : une ville déchirée

L’Etat d’alerte maximale invoqué

Du côté d’Israël, pas de pitié, pas de quartier : autour Jérusalem Est, la partie palestinienne de la ville, des barrages ont été érigé. Mais la politique répressive du gouvernement de Benjamin Netanyahou ne s’arrête pas là. Son but : endiguer la vague de violence. Avant tout, empêcher toute forme de soulèvements du côté de Jérusalem-Est.

Les mesures fleurissent et se durcissent : renforcement de la présence des policiers à Jérusalem et en Cisjordanie, rapatriement es gardes-frontières réservistes, surveillance accrue par caméras et ballons dirigeables, assouplissement des consignes de tirs de la police… Quant aux Israéliens, ils se ruent dans les magasins spécialisés pour se doter d’armes d’autodéfenses. L’intransigeance de Netanyahou n’est pas pour apaiser le conflit: en mars dernier, il réaffirmait son refus catégorique d’une création d’un État palestinien.

Aujourd’hui, entre palestiniens et israéliens, c’est la violence et la force qui prime sur toute autre forme de dialogue. Pour le pays, c’est la perspective d’une solution pacifique qui s‘éloigne.

Domitille COURTEMANCHE

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