Opération Sangaris: fin de mission pour le GTIA Korrigan

Source: Etat-Major des Armées Droits: Ministère de la Défense Tous Droits Réservés

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Le 18 février 2015, le groupement tactique interarmes Korrigan, armé par le 3ème Régiment d’Infanterie de Marine (3ème RIMa), le 1er Régiment de spahis (1er RS), et le 1er Régiment de tirailleurs (1er RTir) ,  a été relevé par le 7ème Bataillon des chasseurs alpins (7ème BCA), avec des éléments du 4ème Régiment de chasseurs (4ème RC), du 2ème Régiment étranger de génie (2ème REG) et d’un sous-groupement aéro-mobile du 1er Régiment d’hélicoptères de combat (1er RHC), formant le GTIA Vercors, dans le cadre de l’opération Sangaris.

Pour rappel, l’opération Sangaris, déclenchée depuis décembre 2013, sous mandat des Nations-Unies, vise à ramener la stabilité et éviter les affrontements entre le FPRC (milice musulmane) et les anti-Balakas (milice chrétienne), aux côtés de la force de l’ONU, la MINUSCA, que la France accompagne dans sa montée en puissance dans la zone. Après quatre mois de mission dans le centre et l’est du pays, avec pour objectifs la stabilisation de la région et l’accompagnement de la mission de l’ONU, la MINUSCA, les hommes du colonel Hervé Pierre sont relevés par les alpins du colonel Lionel Catar.

Félicités par le général Eric Bellot des Minières, le commandant de l’opération Sangaris, les marsouins et les spahis ont rempli leur mission et accompli les objectifs qui leur étaient fixés, souvent à haut risque. Au cours de leur temps de mission, les soldats du GTIA Korrigan ont mené huit actions de grande envergure couronnées de succès, dans les villes de Bria, N’Délé, Dékoa, Grimari, Sibut et Bambari, déployant des moyens conséquents, en plus des habituelles patrouilles et négociations avec les milices pour les désarmer. L’ensemble des actions menées sur le territoire centrafricain a permis de réinstaurer un niveau de sécurité suffisant pour assurer le retour à la stabilité politique et administrative en province, puis la reprise de l’activité et de l’économie, progressivement, dans le but de stabiliser la zone et ramener la situation à la normale.

Par exemple, à Bambari, les forces françaises du GTIA ont empêché le FPRC ( le Front Populaire pour la Renaissance de la Centrafrique, le nouveau nom de la Séléka depuis juillet 2014.) de s’installer en ville, puis ils ont libéré la Cour d’appel, peu de temps avant la relève des troupes. le 16 février, dans cette même ville, des Casques bleus ont été pris sous le feu des miliciens, et les soldats du GTIA Korrigan sont intervenus pour les désengager et rétablir l’ordre. Ces actions ont été menées en parallèle de l’accompagnement des troupes de l’ONU. A Grimari, les troupes françaises ont contribué au désarmement des milices, permettant à l’Etat de réimplanter son autorité. Les actions menées dans le couloir central face aux anti-Balaka ont permis le retour des échanges et déplacements.

Les actions de la force internationale à l’Est du pays ont rendu possible le retour au calme. La force du GTIA Korrigan ont participé à une opération de la MIUSCA, le 10 février, à Bria pour reprendre la ville et restaurer l’autorité de l’Etat. Après de rudes combats en milieu urbain, donc rapprochés, au cours desquels des bâtiments administratifs occupés par le FPRC ont été libérés, la ville a accueilli des consultations populaires, les 20 et 21 février, réunissant plus de 300 personnes. Les avancées sécuritaires notables permettent un redémarrage politique dans la zone, en témoigne l’arrivée d’une équipe administrative (préfet, sous-préfet, maire et collecteur d’impôts) à Bria. Les consultations populaires ont aussi démarré à Bambari, et elles sont toujours en cours aujourd’hui.

Les 150 soldats de la 3ème compagnie de combat du 3ème RIMa intégrés au GTIA Korrigan rentrent donc en métropole, dans leur caserne de Vannes. Mais avant cela, ils vont passer quelques jours en « sas de décompression » à Dakar, pour évacuer la tension accumulée au cours des quatre mois de mission. Ils pourront ensuite profiter de quelques semaines de repos. Les alpins du 7ème BCA du colonel Catar les remplacent via le GTIA Vercors, faisant partie des 2000 soldats français déployés accompagnant les 8500 hommes de la MINUSCA.

Flavien Gouabault

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