Vendre ses rafales, où en est la France?

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Depuis plusieurs semaines, la presse française évoque le report français de la livraison de deux porte-hélicoptères de type Mistral à la Russie. Mais la mise en avant de ce dossier ne peut que rendre encore plus flagrant le silence quasi complet sur celui de la vente des avions rafales. Où en est donc ce dossier ?

De nombreux refus

Si pour beaucoup, l’avion de fabrication française est le meilleur du monde, il n’empêche que jusqu’à maintenant, plusieurs pays ont fini par abandonner l’idée de l’acquérir. On pourrait même parler d’une collection : Brésil, Corée du Sud, Maroc, Pays-Bas, Singapour, Suisse. Tous ont refusé, préférant des avions de chasse de fabrication américaine ou suédoise. D’autres pays ont un temps marqué un intérêt comme la Grande-Bretagne, l’Arabie Saoudite, la Libye, l’Égypte, et la Grèce. Un intérêt qui prend fin à chaque fois soit par un contexte local compliqué (crise économique ou interne), ou par le choix de l’Eurofighter, le cousin du rafale, développé par la Grande-Bretagne, l’Allemagne, l’Italie, et l’Espagne.

 

L’inde : un possible déclic ?

Début décembre, Jean-Yves LE DRIAN, ministre français de la défense, s’est rendu en Inde et s’est entretenu avec son homologue indien. S’en est suivi une annonce d’un accord imminent des négociations sur 126 avions et un montant de 12 milliards de dollars, soit approximativement 10 milliards d’euros. L’investissement du ministre dans le dossier pourrait donc prochainement payer. Si l’Inde venait à se doter de Rafales, le marché aéronautique français pourrait bien se redresser. En effet, les Émirats Arabes unis pourraient bien emboiter le pas à l’Inde, et avec eux, le Qatar et le Koweït. D’autres marchés pourraient aussi s’ouvrir notamment en Asie, avec la Malaisie, l’Indonésie. Mais aussi en Europe avec la Pologne et la Belgique, et au Maghreb avec un nouvel intérêt Égyptien, lors de la visite de Mr. LE DRIAN, à la mi-septembre 2014.

 

La France pourrait donc enfin réussir à exporter l’avion franco-français, et commencer à rentabiliser l’investissement consenti. Mais le réalisme est de rigueur : il ne faut pas oublier les nombreuses déclarations optimistes qui ne débouchèrent finalement que sur un rejet du Rafale.

François VOUTIER

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