Difficile réélection pour Dilma Rousseff au Brésil

2014-10-27T061352Z_1007200001_LYNXMPEA9Q05D_RTROPTP_3_OFRWR-BRESIL-ELECTION

(c) DR

L’héritière du charismatique président brésilien Lula a le week end dernier, 26 octobre 2014, été réélue pour un second mandat consécutif. Dilma Rousseff peut ainsi continuer la politique du Parti des Travailleurs à la tête du pays depuis 12 ans.

Cette élection a opposé la candidate sortante à Aécio Neves le candidat du parti de droite social-démocrate brésilien (PSDB). Cette dernière l’a emportée avec 51,64% des voies contre 48,36% pour son adversaire, ce qui fait de cette élection la plus disputée depuis la première élection présidentielle organisée au suffrage direct en 1989.

Les plus de 142 millions d’électeurs brésiliens se sont déplacés aux urnes puisque le vote est obligatoire et il s’est déroulé avec un incident notable : la mort d’un jeune homme de 20 ans devant un bureau de vote dans la ville de Mossoro qui se situe dans l’Etat de Rio Grande do Norte au nord-est du Brésil. Cependant selon la police locale, cette agression « n’a rien à voir avec l’élection », il s’agirait donc d’une vengeance personnelle.

Un contexte tendu

Cette élection particulièrement serrée au Brésil est sûrement due au contexte économique actuellement morose du Brésil : une croissance estimée à 0.7% pour l’année 2014. Ces dernières années le Brésil a assisté à une perte de croissance depuis l’année 2010 où la croissance s’élevait à 7.5%. C’est donc dans un contexte tendu que se déroulaient ces élections présidentielles au Brésil, on se souvient tous de l’image de ces manifestations au mois de mai de juin 2014 avant la Coupe du Monde de Football qui protestaient contre la tenue du mondial au Brésil.

La grande difficulté pour le Brésil à l’heure actuelle réside dans le fait de l’émergence d’une classe moyenne qui représente environ 100 millions de personnes. Avec les présidences de Lula puis dans la même perspective de réformes celle de Dilma Rousseff, il y a 40 millions de brésiliens qui sont sortis de la pauvreté. L’enjeu pour le Brésil est de contenter sa classe moyenne et ceci passe notamment par une amélioration des services publics. Les principales revendications portent sur une amélioration de l’enseignement public, dans le domaine de la santé également des progrès restent à faire. De même, les brésiliens veulent en finir avec la corruption qui reste présente dans les affaires du pays, par exemple l’affaire de corruption de la société Petrobras qui a envenimé la fin de la campagne présidentielle puisque plusieurs députés auraient eu affaire avec cette société pétrolière brésilienne… Dilma Rousseff devra donc engager son pays qui est la septième puissance économique mondiale dans des réformes internes où la population moyenne sortie de la pauvreté demande à s’épanouir.

Nicolas MORISSET

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s