Intégration européenne: les défis communs de la République Tchèque et de l’Albanie

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Le 29 Mai dernier, en coopération avec l’Ambassade tchèque d’Albanie, le Centre d’Information pour l’Union Européenne de Shkodra a organisé une session d’informations intitulée « Intégration Européenne : les défis communs de la République Tchèque et de l’Albanie». Étaient présents à la conférence, Mme Broňislava Tomášová, Ambassadrice tchèque à Tirana, des élèves des lycées 28 Nentori et Scutari, des étudiants de l’université “Luigj Gurakuqi” ainsi que des représentants de l’association IRSH (Intelektualet e Rinj Shprese) que nous pourrions traduire par « La jeunesse intellectuelle de l’espoir ».

La conférence a commencé par une présentation des points essentiels relevant de la politique et de l’économie du pays par la responsable du Centre d’Information pour l’Union Européenne  de Shkodra ayant elle-même étudié à Prague au cours de son cursus universitaire.

C’est ensuite Mme Tomášová qui a pris la parole pour le reste de la conférence. Elle mentionna aux étudiants ainsi qu’aux journalistes présents l’importance que revêtent les critères de Copenhague (1) pour les pays désireux de rentrer dans l’Union Européenne. Les critères de Copenhague se caractérisent par une liste de conditions à respecter pour pouvoir remplir les conditions d’intégration à l’Union Européenne.

«L’adhésion aura lieu dès qu’un pays sera en mesure de remplir les obligations qui en découlent, en remplissant les conditions économiques et politiques requises.

L’adhésion requiert de la part du pays candidat: qu’il ait des institutions stables garantissant la démocratie, la primauté du droit, les droits de l’homme, le respect des minorités et leur protection; qu’il soit doté d’une économie de marché viable et qu’il ait la capacité de faire face à la pression concurrentielle et aux forces du marché à l’intérieur de l’Union; qu’il ait la capacité d’en assumer les obligations, et notamment de souscrire aux objectifs de l’union politique, économique et monétaire».   

Puis elle expliqua aux participants l’importance capitale de mettre à niveau les critères politiques et économiques pour s’aligner sur les pays déjà présents dans l’Union.

Pour cela, l’Ambassadrice Tomášová a choisi de s’appuyer sur l’exemple du parcours de la société Tchèque, de la chute du mur de Berlin en 1989 aux transitions des démocraties populaires pour enfin arriver aux défis auxquels la République Tchèque a dû faire face, comme la corruption, la réforme du système judiciaire ou encore la protection de l’environnement.

Ces défis mentionnés ci-dessus font également partie de ceux que l’Albanie doit relever, selon le Progress Report (2), l’Albanie est en bonne voie et évolue dans le bon sens. Le processus de transition est long et difficile, cependant il est important d’apprendre des erreurs des autres pays, afin de les éviter à son tour. En d’autre terme, l’Albanie devrait prendre exemple sur la République Tchèque.

L’implication de la société dans le processus de transformation de la démocratie est également une donnée importante à prendre en compte. L’Ambassadrice a suggéré que les différentes forces politiques doivent, malgré leur divergence, collaborer afin de surmonter les barrières et de travailler sur des points d’intérêts communs. Selon l’Ambassadrice Tchèque « les politiciens devraient représenter les intérêts de leur pays plus que leurs intérêts personnels, pour cela il y a vraiment besoin d’un fort sentiment de coopération au sein même de la société ».

«Chaque société démocratique a un parti politique dominant et les autres forment l’opposition, même s’il est vrai qu’entre le gouvernement et l’opposition il y a de nombreux points de discorde, tous doivent apprendre à coopérer afin d’agir ensemble dans des domaines qui le permettent »

 C’est ce dont l’Albanie a besoin, une forte collaboration entre les partis politiques pour progresser vers le but final recherché : l’intégration dans l’Union Européenne.

A la fin de la conférence, l’Ambassadrice a répondu aux questions des participants et des médias. Les sujets suivant ont été abordés : le processus d’intégration de l’Albanie, les opportunités de bourses pour étudier en République Tchèque etc. L’épineuse question des minorités a également été posée à l’Ambassadrice, en effet, afin d’intégrer l’Union Européenne, il faut également que des politiques sur le respect des minorités soient mis en place et appliquées. Pour le cas albanais, ce sont les populations Rom qui posent question. Sur les 2 821 977 habitants que compte l’Albanie, 3,18% (3) sont des Rom. Il suffit de traverser l’Albanie pour se rendre compte que malheureusement, la grande partie de cette population est toujours marginalisée, malgré les efforts fournis par le gouvernement ou bien les préoccupations de la société civile.

Charline STEVENS

http://ec.europa.eu/enlargement/pdf/key_documents/2013/package/al_rapport_2013.pdf

http://ec.europa.eu/enlargement/pdf/key_documents/2010/package/al_opinion_2010_fr.pdf

http://balkans.courriers.info/article18893.html

 

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