Et si le Qatar subventionnait l’Eglise Évangélique ?

La star brésilienne célèbre à sa manière la victoire – Tous droits réservés

Le lien entre religion et football n’est pas récent et s’inscrit dans une certaine continuité. Né dans les années 1870, ce phénomène ancien prend racine par la création, via les paroisses ou les Eglises dissidentes, de nombreux clubs de football. C’est notamment le cas d’Aston Villa, dans la ville de Birmingham. Alors qu’en France l’expansion du football est fortement lié au mouvement de l’Eglise Catholique, il demeure être, à l’origine, un moyen d’encadrer le sport et surtout de diffuser par ce dernier, la foi, et convertir des sociétés alors sécularisées.

Entre prosélytisme et propagande

Si les joueurs de football veulent partager leur foi, la diffuser ou encore l’étendre, ils ont également la volonté de se montrer en exemple. Acteurs ou icônes, ils prétendent pour certains d’entre eux, rebaptiser et réinventer le monde. En phase avec ce projet d’évangélisation, le football semble être un terreau adéquat à l’évangélisation, où, adulés par des fans, ces jeunes athlètes y montrent une parfaite réussite sociale. Plus récemment, le Club de Football de la Capitale française semble en phase à flamber des millions dans un sport ou les limites n’existent plus. Cependant il n’en demeure pas moins en résulter quelques paradoxes et quelques failles.

Si un « Jésus Football Club » existait, c’est sans nul doute le Paris Saint Germain qui fournirait l’essentiel de l’effectif. En effet, alors que la majorité des joueurs parisiens est sud américaine, ces derniers sont très croyants mais surtout très démonstratifs lors des différents matches, la preuve en est à l’entrée des joueurs sur le terrain. Mais le club ré-acheté, en 2011 par le Qatar Investment Authority à hauteur 70 %, finance aujourd’hui l’Eglise Evangélique, principalement au Brésil. Ce Qatar, dont la volonté d’investissement tous azimuts de ses pétro-dollars n’est plus à récuser, y voit certainement une véritable occasion d’étendre et de rentabiliser son nouvel empire d’activités, mais à quel prix ? En offrant 10% de leurs salaires, les joueurs du Paris Saint Germain et le Qatar, où l’Islam est religion d’Etat, financent à coup de millions l’Eglise Chrétienne Evangélique. Ce fanatisme, tout sud américain provoque ici un important choc des cultures et un paradoxe assez frappant.

Des athlètes évangélistes

En pleine hégémonie, l’Eglise Evangélique réunit un nombre important de joueurs de football de renommées mondiales. Alors que les européens et la plupart des argentins sont de confession catholique, on ne cesse de compter les sud-américains évangéliques, très orientés sur la diffusion de la foi. La preuve la plus marquante réside surement dans le footballeur Colombien Falcao. Fraichement arrivé à Monaco, « El Tigre » comme on le surnomme, se dit prêcheur et n’hésite pas à le faire devant des milliers de personnes. Mais l’exemple le plus frappant reste surement, la prière de la sélection Brésilienne lors de sa victoire en finale du Mondial 2002. L’équipe « Auriverde », affichait alors explicitement sa confession aux yeux du grand public

Alors que certains crient à la fin du patriotisme sportif, d’autres crient au prosélytisme, un sujet qui n’a surement pas finit de faire parler le monde du sport.

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