Des « progrès » dans le dossier Israëlo-Palestinien?

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Le secrétaire d’Etat américain, John Kerry, actuellement en tournée au Proche-Orient, a annoncé hier soir (Samedi 04 Janvier) que des « progrès » étaient fait par les différents protagonistes. La raison principale de sa seconde tournée dans la région en moins d’un an est la présentation d’un « accord cadre » sensé régler les principaux points d’achoppement des négociations ces vingts dernières années. Les réactions de l’Autorité Palestinienne et de l’Etat hébreu ne se sont pas faites attendre, et pour cause, plus personne ne semble y croire vraiment, et les deux parties se figent plus que jamais sur leurs positions.

Les propositions du plan « juste et équilibré » de John Kerry sont encore floues, mais certaines ont déjà filtré (été filtrées?) dans la presse. Il serait question de trancher sur des frontières fixes pour le futur Etat Palestinien, sur le statut de Jérusalem Est, qui en découle, sur le devenir des réfugiés palestiniens et enfin sur la gestion de la sécurité dans la vallée du Jourdain.

Sur ce dernier point, l’Etat Israélien se montre particulièrement hostile à toute négociation, et l’a fait savoir aujourd’hui même par la voix de son ministre des relations internationales Youval Steinitz : « La sécurité doit rester entre nos mains. Tous ceux qui proposent une solution consistant à déployer une force internationale, des policiers palestiniens ou des moyens technologiques ne comprennent rien au Moyen-Orient« . L’Autorité Palestinienne, quand à elle, semble prête à accepter un éventuel déploiement d’une force internationale, et pour cause, elle est déjà largement empêtrée dans des problèmes sécuritaires internes. La gestion des « camps de réfugiés » en Cisjordanie est devenue un vrai cauchemar, tant la tension est intense, sans parler des révoltes locales en tout genre qui ne manquent pas de se multiplier à chaque décision politique (la dernière en date concernait le projet d’installation de compteurs électriques à Tulkarem).

Evidemment, les Israéliens s’opposent en bloc à tout projet qui ne leur laisserait pas les mains totalement libres dans la zone, car ils demandent que si Etat Palestinien il doit y avoir, ce devra être un Etat démilitarisé. De leur côté, les Palestiniens refuseront tout « accord » qui ne mettrait pas immédiatement un terme aux colonisations de l’Etat hébreu. Ce dernier a d’ailleurs « reporté » son projet de nouvelles constructions dans la vallée du Jourdain, jusqu’alors épargnée, dans l’optique de la visite du secrétaire d’Etat américain.

En fait, on a beaucoup de mal à voir comment la situation pourrait « s’améliorer » dans la région quand les discussions tournent toujours autour des mêmes points depuis plus de 20 ans aujourd’hui. Mais ne soyons pas mauvaise langue, les deux parties semblent au moins d’accord sur un point, leur opposition à la proposition américaine de maintenir pendant 10 à 15 ans des forces israéliennes le long de la frontière entre la Jordanie et la Cisjordanie  après la signature d’un accord de paix définitif. Leurs raisons sont différentes mais il s’agit tout de même d’un accord, peut-être le fameux progrès dont nous parle John Kerry…

Lou Vignane-Gonzalez

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