Les ventes du Rafale ne décollent pas

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     C’est un coup dur pour notre industrie de l’armement. Les forces armées brésiliennes ont décidées de ne pas acheter d’avion de chasse à l’entreprise Dassault. Et ce au profit du Gripen de l’entreprise Saab. Un avion suédois aux performances moindres mais qui ne coûte « que » 70 millions de dollars, soit deux fois moins cher qu’un Rafale et présentant un coût par heure de vol quatre fois moins onéreux que son concurrent français. A priori ce n’est pas une surprise, déjà en 2010 « Le point » annonçait déjà la perte du marché brésilien. L’ancien président brésilien, Lula da Silva, s’était laissé tenter par l’achat des avions de guerre français, mais il ne s’était pas engager à signer d’accord avant la fin de son mandat. Dilma Roussef, ayant succédée à Lula da Silva, ne semblait pas emballée par ce projet et s’est reportée sur les Gripens scandinaves. Déjà en 2011, les Gripens avaient remportés le marché suisse au détriment des Rafales.

         Quoiqu’il en soit, cet échec commercial aura surement des conséquences sur notre économie de défense. C’est le huitième tôlé pour Dassault qui n’a jamais réussi à exporter un seul Rafale. La dernière exportation de Dassault étant la vente de Mirage 2000-5 à la Grèce en août 2000! Cela implique donc pour des centaines de sous-traitants et industriels comme Thalès ou Safran, un trou dans les commandes, bien que depuis trois on avait prévu ce scénario. Pourtant Dassault tape des pieds et des mains pour vendre ses avions aux performances qui ne restent plus à prouver. Et parfois s’engageant dans des drôles de logiques d’affaires, comme en essayant de vendre ses avions à la Lybie quelques semaines avant l’opération Harmattan (où des Rafales ont bombarder les terres de Kadhafi).

          On peut se rassurer cependant sur la qualité française de nos armement. Cocorico, la France a réussie à vendre quelques années auparavant des sous-marins nucléaires d’attaque et des hélicoptères d’assaut (sans mauvais jeu de mots) aux brésiliens redonnant un peu le sourire à nos industriels du secteur. Cependant l’offre du Rafale ne correspond pas à l’attente du client. Trop cher et trop coûteux dans son entretient, il sembleraient que les français se doivent de tabler sur un avion aux performances moindres pour un coup moindre s’ils veulent un jour faire redécoller les ventes à l’export de nos avions de chasse…

David Bourdoiseau

 

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