La France s’isole en Centrafrique

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      Depuis maintenant plusieurs semaines, la France s’est engagée en Centrafrique afin de contenir les violences entre la minorité musulmane et la majorité chrétienne. La tension sur le terrain est palpable, surtout depuis les manifestations récentes exigeant le retrait des troupes françaises du sol centrafricain. En effet, des partisans l’ex rébellion de la Séléka , s’en sont pris à l’intervention de l’hexagone. Ces protestations ont eu lieu suite à la mort de trois membres de la Séléka tués par les forces de l’opération Sangaris. Le président centrafricain, Michel Djotodia, dénonce la « partialité » des soldats français alors que ces derniers ont menés des opérations de désarmement aussi bien contre les milices musulmanes que chrétiennes.

         La partie s’annonce compliquée pour le gouvernement Hollande et l’État Major des armées. En plus de ces hostilités de la part de membres de la population centrafricaine, l’UE européenne n’entend prendre une décision quant au soutien des forces françaises qu’à la mi janvier 2014. François Hollande a déclaré que la France « n’avait pas le temps d’attendre ». Il a exprimé également son souhait de voir l’opération Sangaris passer sous couleurs européennes. « Lors du Conseil des ministres de ce 23 décembre, le président Hollande a “rappelé que trois principes guident notre action en Centrafrique: l’interposition – c’est ce qui nous a conduit à venir en soutien aux forces africaines pour aboutir progressivement au désarmement général -, le deuxième principe c’est l’impartialité, et le troisième principe c’est l’intransigeance à l’égard des violences, de la terreur, des exactions que nous ne pouvons nous contenter de constater”, selon le compte-rendu qui en a été fait par Mme Vallaud-Belkacem, porte-parole du gouvernement. »

      En plus de la guerre au Mali, et à peine sortie de l’Afghanistan, il semble bien que la France s’enlise à nouveau dans un conflit. Cela malgré les déclarations du chef de l’État disant que “la présence des forces françaises était une présence limitée dans le temps et dans l’ampleur”.  Le manque de soutien de la communauté internationale porte un coup à son crédit dans cette opération. La sortie de crise du bourbier centrafricain ne s’annonce pas pour demain.

David Bourdoiseau

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