Vietnam, un Etat bridé entre communisme et libéralisme

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Il y a un mois tout juste, le 2 septembre, le Vietnam célébrait sa fête nationale plus communément appelée « Lễ quốc khánh », et le 68e anniversaire de la proclamation d’indépendance. Si jusqu’à la fin des années 60, ce pays fut tiraillé par le modèle occidental et la volonté communiste des Viet Kong, il fait aujourd’hui partie des cinq derniers pays communistes de la planète (Chine, Cuba, Laos, et Corée du Nord).

Alors que le parti unique semble vouloir maintenir une politique communiste ardente, sa population semble, elle, plutôt s’en détacher avec seulement 3% d’’adhésion au parti pour la dernière année. Non seulement le pays tend vers une économie plus libérale mais c’est l’économie à l’échelle mondiale qui semble prévaloir sur la volonté communiste du pays. En effet, si l’on connait le Vietnam pour sa culture du riz et ses indénombrables rizières, ce pays est également truffé de ressources, pétrolières notamment avec des exportations vers les Etats-Unis et la Chine. Le pays d’Ho-chi-Minh prend également la deuxième position en qualité d’exportateur de café, même s’il demeure loin derrière le Brésil et ses 35% de la masse totale. Le signe le plus marquant du « basculement » du Vietnam vers le libéralisme reste son adhésion à l’Organisation Mondiale du Commerce (2007). Aujourd’hui encore, le communisme ravage toujours autant une population balbutiée entre développement capitaliste et communiste, et le développement du tourisme, tend malheureusement à faire croitre au sein de la patrie une atmosphère difficilement supportable.

Les sites archéologiques du pays datant du Royaume de Champā*, les rizières et les sublimes marchés flottants attirent des touristes du monde entier mais leurs venues semblent inappropriées au climat qui règne dans le pays. Alors que la population vietnamienne essaie de survivre, de riches investisseurs russes et vietnamiens profitent d’un marché florissant et prospère pour s’accaparer les richesses. D’autre part, le pays risque très probablement de connaître des problèmes de gestion dans les années à venir car son système universitaire est en faillite absolue et ne forme pas d’élite pour la gestion du pays. Le gouvernement maintient par une incommensurable corruption un peuple meurtri par la misère dans le paupérisme. Ce dernier est fondé sur le modèle léniniste. C’est à dire qu’il est envisagé comme une armée, outil de la révolution. Comme en Chine, la stratégie de prise du pouvoir est étroitement liée avec la libération nationale. Cette énigmatique approche conduit à l’application de la tactique du front uni mais d’un front uni dont le parti doit disposer de la maîtrise. Cette légitimité est semblerait-il fondée sur l’égide et la direction de la résistance contre l’armée française durant les années 1945-1954.

Aujourd’hui encore, Ho Chi Minh jouit d’un culte de la personnalité très fort, puisqu’il a défié la puissance américaine et réunifié son pays du nord au sud. Quarante ans après sa mort, il incarne l’union de toute la nation, comparable à un « demi-dieu ».

Ho Chi Minh : « Il est plus facile de gagner la guerre que de gagner la paix ».

* Il s’agit d’un ancien centre religieux du Champā royaume de culture hindouiste établi dans le Centre du Vietnam à partir du XXe siècle après JC. Le Royaume de ou Tchampa est un État de culture hindouiste et de langue malayo-polynésienne situé dans la zone centrale du Viêt Nam.

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