L’Afrique du Sud, l’histoire d’un peuple de couleurs

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Depuis la fin de l’Apartheid, la situation des Blancs de la classe ouvrière en Afrique du Sud a radicalement changé pour être aujourd’hui encline à une discrimination négative. La BBC a relevé un débat sensible qui semblait être oublié depuis la Coupe du monde de football de 2010.[1]

La transition de 1994 a marqué un départ important de la population blanche de part les moyens mis en place par les gouvernements en faveur de la Affirmative Action (AA), discrimination positive pour la population noire. Ce dispositif a pour objectif de favoriser l’emploi des Noirs dans la fonction publique. Ainsi à compétences égales, un Noir sera plus favorisé à l’embauche qu’un Blanc si l’offre d’emploi applique la AA. Outre la fonction publique, le secteur privé est également enclin à ce phénomène puisque les gouvernements successifs ont favorisé l’élargissement de cette AA à ce secteur.

Par ailleurs, la fin de l’apartheid a été marquée par une croissance exponentielle des meurtres de Blancs et notamment des fermiers Blancs. Alors que l’on en comptait 60 000 fermiers au début des années 1990 dans le pays, ce chiffre a au moins été divisé par deux aujourd’hui. En 20 ans, ce sont près de 3000 agriculteurs qui ont été assassinés dans des conditions macabres. Rappelons le célèbre : « Tuons le Boer, tuons le fermier Blanc » de Julius Malema, membre (jusqu’en 2012) de l’ANC (Congrès National Africain) en place depuis la fin de l’apartheid.

La criminalité a fait fuir les fermiers vers les périphéries des villes. La discrimination positive a amené la population blanche et diplômée à quitter le pays pour rejoindre les Etats-Unis, l’Europe ou l’Océanie. Il n’en reste pas moins que les Blancs possèdent près de 80% des richesses du pays, que ce sont eux qui ont plus facilement accès aux plus hautes fonctions, ils sont encore les moins touchés par le chômage même si le taux de chômage chez les blancs est passé de 3 à 5,7% entre 1994 et 2012 (29% chez les sud-africains noirs en 2012).[2]

Le pays qui s’est illustré pour mettre un terme à la discrimination raciale se voit aujourd’hui dans une controverse d’une discrimination inversée. Mis en exergue par de nombreux quotidiens dans le monde entier, le sujet semble déranger en Afrique du Sud.

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